
Déclarer ses revenus d’auto-entrepreneur en 2025 : les nouvelles erreurs à éviter
Déclarez correctement vos revenus 2025 !
Le 03/04/2025 par Sophie L.
Chaque début d’année constitue une étape "incontournable" pour les 2,674 millions d'auto-entrepreneurs français : la déclaration de leurs revenus. Si cette formalité peut sembler simple en apparence, elle dissimule de nombreuses subtilités fiscales. Mauvaises cases cochées, confusion entre les régimes fiscaux, omissions de revenus accessoires… Les pièges sont nombreux et peuvent parfois être lourds de conséquences. Il est donc essentiel, pour tout auto-entrepreneur, d’être vigilant lors de la déclaration de ses revenus. Guide des nouveaux pièges fiscaux à éviter en 2025.
1. La confusion entre micro-fiscalité et régime réel
L’une des erreurs les plus fréquentes est la confusion entre le régime micro-fiscal et le régime réel. Un auto-entrepreneur peut basculer automatiquement vers le régime réel d’imposition s’il dépasse les seuils réglementaires (77 700 € pour les BNC et 188 700 € pour les BIC). Cette transition implique alors des obligations, telles que la tenue d’une comptabilité détaillée et la déclaration du résultat fiscal via le formulaire 2031. Si cette évolution n’est pas anticipée, elle peut entraîner des régularisations coûteuses.
À ce sujet, le réseau de conseillers en gestion de patrimoine Selexium alerte sur le fait que "trop d’auto-entrepreneurs considèrent encore leur déclaration comme une simple formalité administrative". Et d’ajouter : "une erreur mineure peut entraîner des conséquences majeures, comme une requalification fiscale ou la perte d’avantages sociaux."
2. Calculer soi-même l’abattement forfaitaire
De nombreux auto-entrepreneurs commettent encore l’erreur de soustraire eux-mêmes un abattement forfaitaire lors de leur déclaration de revenus. En réalité, lors de la saisie dans le formulaire 2042-C-PRO, seule la totalité du chiffre d’affaires brut doit être déclarée. L’administration fiscale applique ensuite automatiquement l’abattement forfaitaire correspondant à la nature de l’activité exercée :
- 71 % pour les activités d’achat-revente ou d’hébergement (BIC)
- 50 % pour les prestations de services commerciales (BIC)
- 34 % pour les activités libérales (BNC)
Tenter de calculer et de retrancher soi-même cet abattement revient à fausser les données déclarées. Cela peut entraîner une sous-évaluation du revenu déclaré et exposer l’auto-entrepreneur à un redressement fiscal, accompagné d’éventuelles pénalités.
3. Penser que le versement libératoire dispense de toute déclaration
Beaucoup estiment, à tort, qu’en optant pour le versement libératoire, ils sont exonérés de toute obligation déclarative. En réalité, il s’agit d’une option permettant de régler son impôt au fil de l’eau, en pourcentage du chiffre d’affaires. Les auto-entrepreneurs doivent donc déclarer leur chiffre d’affaires annuel via le formulaire 2042-C-PRO, qu’ils aient opté ou non pour le versement libératoire.
4. Déclarer ses revenus au mauvais endroit
La dématérialisation des démarches administratives a certes simplifié le quotidien des auto-entrepreneurs, mais elle a également accentué certaines confusions. Certains confondent encore la déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf (mensuelle ou trimestrielle) avec la déclaration annuelle sur le portail impots.gouv.fr. Ces deux plateformes sont distinctes, mais complémentaires. Toute incohérence ou omission entre les informations transmises sur ces plateformes peut entraîner des anomalies détectées par l’administration fiscale, pouvant donner lieu à un contrôle, voire à un redressement. Il est donc essentiel de bien vérifier chaque déclaration pour sécuriser votre situation.
5. Oublier de déclarer certains revenus ou informations
Il arrive encore fréquemment que des auto-entrepreneurs omettent de mentionner certains éléments lors de leur déclaration annuelle, notamment des revenus accessoires ou des changements significatifs liés à leur activité (cessation temporaire, reprise d’activité, etc.). En 2025, l’administration fiscale renforce les contrôles sur la cohérence et l’exhaustivité des données déclarées. Même s’ils sont involontaires, ces oublis peuvent être interprétés comme des dissimulations ou des tentatives de fraude, entraînant des redressements, des pénalités, voire une requalification du statut.
En 2025, la déclaration des revenus débutera le 10 avril et devra être effectuée entièrement en ligne, à l’exception des contribuables ne disposant ni d’un ordinateur ni d’un accès à Internet. Mais si vous êtes auto-entrepreneur, la question ne se pose pas ! Ne prenez pas à la légère cette déclaration, prenez le temps de bien remplir toutes les cases qui vous concernent, et de bien relire avant de la valider. En cas d’erreur, vous pourrez modifier votre déclaration jusqu’à la date limite fixée par l’administration fiscale.

Crédits photo : Getty Images / ZI. Mocanu

Sophie L.

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