
Portage salarial ou micro-entreprise : quel statut choisir ?
QU'est-ce qui vous convient le mieux : le portage salarial, ou la micro-entreprise ? Vous saurez tout
Le 24/08/2025 par Sophie L.
Vous souhaitez monétiser votre expertise sans emprunter la route – parfois longue – de la création de société ? Deux options reviennent souvent : le portage salarial et le statut de micro-entrepreneur. Chacun possède ses atouts et ses contraintes en matière de charges, de protection sociale et de liberté commerciale. Tour d’horizon pour faire un choix éclairé avant de vous lancer.

Comprendre la logique de chaque statut
Le portage salarial repose sur une relation tripartite : le consultant signe un contrat de travail avec une société de portage qui facture la prestation auprès du client final. Le micro-entrepreneur, lui, facture en son nom propre et paie des cotisations calculées sur le chiffre d’affaires. Pour visualiser la mécanique tarifaire, un simulateur comme celui proposé par https://www.cadresenmission.com/ permet de comparer, en temps réel, revenu net en portage et bénéfice prévisionnel en micro-entreprise selon votre TJM et votre volume d’activité.
Avantages et inconvénients : le match point par point
- Protection sociale : le consultant porté bénéficie du régime général (retraite, assurance chômage, prévoyance) via un contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée, tandis que le micro-entrepreneur dépend de la Sécurité sociale des indépendants sans droit au chômage.
- Gestion administrative : en portage, la société gère les contrats, la facturation et les relances ; en micro, l’entrepreneur tient seul son livre de recettes et réalise les déclarations URSSAF.
- Plafond de chiffre d’affaires : limité à 77 700 € (prestations de services) pour un micro-entrepreneur, inexistant en portage, ce qui ouvre la voie aux missions à forte valeur ajoutée.
- Coût des charges : en micro-BNC, 22 % de cotisations sociales + 2,2 % d’impôt libératoire (optionnel) ; en portage, frais de gestion 5–10 % + charges patronales et salariales, soit 50 % à 55 % du montant facturé.
Fiscalité et comptabilité : des obligations contrastées

Le micro-entrepreneur profite d’un régime simplifié : pas de TVA à facturer sous 39 100 €, pas de bilan comptable, une simple déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires avec prélèvement automatique des cotisations. En portage, la société facture la TVA et établit vos bulletins de paie ; vous recevez un salaire net, ce qui facilite l’obtention de prêts bancaires ou de locations immobilières. En contrepartie, les frais professionnels ne sont pas déductibles en micro, alors qu’ils peuvent l’être jusqu’à 30 % en portage (frais de déplacement, matériel informatique, repas d’affaires).
Choisir selon votre projet : critères de décision
- Niveau de revenu visé : si vous prévoyez d’exploser le plafond micro, le portage ou la création d’une SASU devient plus pertinent.
- Besoin de sécurité : droit au chômage, mutuelle collective et retraite plus solide penchent vers le portage.
- Temps consacré à l’administratif : le micro convient si vous aimez gérer votre paperasse, sinon vous pouvez externaliser via le portage.
- Notoriété et crédibilité : certains grands comptes exigent un partenaire capable d’émettre des factures assujetties à la TVA et de fournir une assurance RC pro élevée – le portage coche ces cases.
En résumé, le portage salarial ressemble à une « micro-entreprise assistée » offrant filet de sécurité et puissance administrative, tandis que le régime micro séduit par sa souplesse et ses faibles coûts d’entrée.
Check-list avant de vous décider
Avant de signer avec une société de portage ou d’ouvrir votre micro-entreprise, vérifiez les points suivants :
- Étude de marché confirmant votre TJM cible et la récurrence des missions.
- Simulation de revenu net sur 12 mois dans les deux statuts.
- Capacité à assumer ou non l’absence d’assurance chômage.
- Volume de temps disponible pour la gestion administrative.
- Besoins futurs : investissement matériel, déduction de frais, franchise de TVA.
Si plus de trois critères penchent du même côté, la décision est généralement claire.
Conclusion
Le portage salarial rassure par sa couverture sociale et son back-office clé en main ; la micro-entreprise séduit par sa simplicité, son faible coût et son autonomie totale. Votre choix dépendra donc de votre appétence au risque, de vos ambitions de chiffre d’affaires et du temps que vous êtes prêt à consacrer à la gestion. Faites vos calculs, projetez-vous sur un an… et sélectionnez le cadre qui soutiendra le mieux votre expertise sur le marché avignonnais – ou au-delà.

Crédits photo : Getty Images / SB. Vial
Sophie L.

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